Le 5 octobre dernier,les enseignants du Camerou étaient étaient en liesse quant à la célébration de leur fête .A regarder les chants,danses et rires esquissés et exprimés par ceux-çi,l’on peut se dire qu’ils ne rencontrent aucuns problèmes dans l’exercice de leur profession.Eh bien,ce serait se mentir à soi même.
En effet, à bien observer,l’on constate que ces derniers rencontrent de nombreuses difficultés,à la fois administratives,sur le terrain et social.
Sur le plan administratif,ces derniers doivent se battre afin de voir leur statut être reconnu(voire comment ils arpentent les ministères) et valorisé.Les Ivacs,à savoir les instituteurs vacataires,sortis de l’ENIEG,se battent tous les jours,afin de se voir intégrer dans la fonction publique.
Sur le terrain,les enseignants vivent tous les jours ,de nombreuses humiliations de la part des élèves ou étudiants.Ils voyent le plus souvent leurs élèves se rendre en cours au volant de grosses cylindrées,tandis qu’eux disputent le taxi.Très souvent ,ils subissent des injures obscènes de leurs élèves(voire les amphis de Soa ou Ngoa-Ekellé).
Sur le plan social,ils sont placés au sommet de ceux les plus corrompus du pays,avec les cas de NST(Notes Sexuellements Transmissibles).
Pourtant,à bien y réfléchir,l’on constate que si nous en sommes là aujourd’hui,c’est-à-dire des hommes cultivés,c’est un peu grâce à eux.Tout en nous dispensant leurs enseignements ,ils nous permis de mieux nous affirmer dans la société.
Alors,en se liant à ceux qui pensent que le développement du pays passe par l’éducation ,nous souhaitons,certes avec un retard,bonne fête à tous les enseignants.
Bonne fête à vous,Paul Alan,Willy et…Dania.